Licence professionnelle
« Agriculture et Développement Durable en milieu tropical et insulaire »
Formation « biodiversité, pestes végétales et endémisme »
Sortie au Volcan du 19 février 2010

Contexte

Une Licence Professionnelle « Agriculture et Développement Durable en milieu tropicalet insulaire» a été mise en place par l’Université de La Réunion, le Lycée Agricole de Saint-Paul et le SUFP depuis l’année scolaire 2008-2009. Les étudiants issus de BTS DARC (Développement de l’Agriculture des Régions Chaudes), de BTS GEMEAU (GEstion et Maîtrise de l’EAU) ou encore de cycles universitaires peuvent, après entretien et examen de leur dossier scolaire, intégrer cette formation professionnelle. Les débouchés sont nombreux : conseiller en agriculture durable, formateur dansles organismes de formation agricole, responsable d’exploitation, animateur en milieu rural.…
Dans le cadre de cette formation, le Conservatoire Botanique et CPIE de Mascarin propose depuis 2009, des interventions à l’intérieur du module « Enjeux environnementaux » aux côtés de l’Université de La Réunion (D. Strasberg) et du Parc national de La Réunion (Magali Girard).
En 2010, le Conservatoire est intervenu selon les thèmes suivants :
- Les outils d’étude de la biodiversité végétale développés par le CBNM (+ visite du laboratoire scientifique et visite de la Collection Réunion au Conservatoire Botanique)
- Espèces envahissantes ;
- Projet « atlas de la flore vasculaire » - Application sur le terrain.
L’objectif de la formation sur le terrain était de mettre en pratique l’un des outils d’étude de la biodiversité végétale de La Réunion mis en œuvre par le Conservatoire Botanique de Mascarin : l’atlas de la flore vasculaire de La Réunion.
Quelques mots sur l’Atlas vasculaire de La Réunion
Ce projet, débuté en 2004, doit permettre de fournir un état de la flore de La Réunion qui soit actualisé, homogène et exhaustif sur l'ensemble de l'île. L'homogénéité est recherchée en découpant la Réunion en mailles de 1km x 1km et plusieurs inventaires floristiques sont réalisés à l'intérieur de chacune des mailles. Actuellement, environ 18% du territoire de la Réunion ont été inventoriés de cette façon.
Il y a des plantes à la Plaine des Sables ?
Les écosystèmes présents à la Plaine des Sables sont relativement « simples » mais originaux et de grande valeur écologique.
Le nombre d'espèces à reconnaître (93 au total dont une trentaine relativement courantes) est faible par rapport à d'autres milieux, ce qui se prête à un exercice pédagogique.
Ces écosystèmes font partie de ceux qui sont les mieux connus par les scientifiques du Conservatoire Botanique. La progression y est facile et le milieu ouvert facilite le travail en groupe.
La Plaine des Sables concentre sur un espace restreint une série de problématiques représentatives de celles que l'on retrouve sur toute la Réunion. De plus, elle fait partie du cœur du Parc national de La Réunion et du « bien » proposé au classement comme patrimoine mondial de l’UNESCO.
Les étudiants en action

En 2010, la promotion de la Licence professionnelle comprend 13 étudiants. Ils étaient tous au rendez-vous le vendredi 19 février 2010 au Pas des Sables malgré les conditions météorologiques incertaines et l’approche d’une tempête tropicale !
L’intervention, réalisée par Jean Hivert, chargé de mission Atlas de la flore (AFLORUN), a comporté deux volets :
- Un volet concernant la lecture de paysage et des rappels liés :
- aux enjeux du site ;
- à quelques notions d’écologie ;
- au principe de l’atlas ;
- à la méthode de l’atlas ;
- à l’intérêt de l’atlas ;
- aux outils utilisés par le scientifique sur le terrain
Un volet concernant la mise en œuvre de la méthodologie « atlas » et la découverte de quelques espèces peuplant la Pas des Sables (planèze et rempart).
Munis d'un Bordereau d'Inventaire Général adapté à la Plaine des Sables et d'un livret de reconnaissance des 33 principales espèces présentes sur la Plaine des Sables, réalisés tous deux par le Conservatoire Botanique, les étudiants ont arpenté la zone d'étude !

Ils ont ainsi appris à se repérer, à reconnaître certaines des espèces, à réaliser un inventaire floristique et à collecter des échantillons de végétaux. Cette sortie de terrain a également permis de les sensibiliser au phénomène d'invasions par les plantes exotiques.
Espérons que nos interventions puissent les aider à mieux comprendre les enjeux liés à la conservation de la flore et qu’ils sauront ainsi plus à même de les prendre en compte dans leur future activité professionnelle en milieu agricole.
 

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